1888 : le premier prototype électrique. Le succès des voitures utilitaires. Avec la Land Rover de 1948 la firme Rover conquiert le marché des tout- terrain. En 1966 elle est incorporée dans le groupe British Leyland.
Cette importante firme anglaise, dont l'histoire commença il y a environ un siècle, se fit connaître surtout par trois catégories différentes de véhicules automobiles : voitures légères et économiques de 1904 à 1932, voitures de tourisme de puissance moyenne à partir de 1933-1934 et, enfin, véhicules tout terrain: les célèbres Land Rover qui firent leur apparition en 1948.
La firme Rover est issue directement de la fabrique de bicyclettes Starley & Sutton de Coventry, fondée en 1878. En 1888 fut fabriqué un tricycle à propulsion électrique qui resta à l'état de prototype, cependant qu'en 1903 commençait la fabrication de motocyclettes qui dura jusqu'en 1926. Toujours en 1903 fut également fabriqué un tricycle à moteur avec transmission à courroie, rapidement remplacé par un véhicule plus automobile, à moteur refroidi par eau et pourvu d'un volant de direction.
C'est en 1904 que fit son apparition la première Rover conçue par E.W. Lewis. D'une technique avancée, cette voiture légère était équipée d'un moteur monocylindre à soupapes latérales de 1,3 litre, refroidi par eau et accouplé à la boîte de vitesses à trois rapports et au pont arrière sans interposition de joints à cardan, la voiture n'était pas en effet pourvue de suspensions à l'arrière; les suspensions avant étaient à ressort à lames transversale.
En 1906 R.L. Jefferson accomplit avec succès, à bord d'une de ces voitures appelée 8 HP, le raid Londres-Istanbul. Au cours de la même année fut lancé un modèle moins puissant, la 6 HP de 780 cm3 avec châssis conventionnel, ressorts semi-elliptiques et roues à rayons du type de celles montées sur les motocyclettes; vendue 105 livres sterling seulement, cette voiture s'avéra être la plus économique du marché anglais. La 6 et la 8 HP restèrent en production jusqu'en 1912; entre-temps la version 8 HP avait été équipée du double allumage.
Après la brève apparition, en 1906, d'une 4-cylindres monobloc de 1,8 litre, l'année suivante sortit la 20 HP de 3 250 cm3, toujours avec moteur à quatre cylindres à soupapes latérales, disponible également avec boîte de vitesses à quatre rapports. A ce modèle vint se joindre, en 1908, la 15 HP de 2,5 litres avec boîte à trois rapports, dotée à partir de 1911 de la lubrification sous pression. Sur la 20 HP, qui, en 1907, pilotée par E. Courtis, s'était adjugée le Tourist Trophy, avait été inauguré le célèbre radiateur Riley en forme de bouclier qui, avec quelques modifications, sera conservé jusqu'en 1949. La maison Rover, tout comme la maison Riley, conçut un type particulier de roue à montage rapide, proposé sur option à partir de 1910; elle effectua également un certain nombre d'expérimentations avec les moteurs à fourreau Knight qui furent adoptés sur une version de la 8 HP monocylindrique et sur une 12 HP à transmission par vis sans fin, dont le moteur bicylindre était toutefois fabriqué par Daimler. En 1912 fut lancée une 12 HP, totalement différente du modèle précédent, conçue par les techniciens de Riley, dirigés par Owen Clegg. Ce modèle avait un moteur monobloc à quatre cylindres de 2 297 cm à soupapes latérales, collecteur d'admission fondu dans le bloc-cylindres, carburateur préchauffé par circulation d'eau, embrayage à sec, boîte de vitesses à trois rapports avant et transmission à vis sans fin. Le moteur était également pourvu d'une jauge de niveau d'huile, détail assez inhabituel pour l'époque. L'éclairage électrique était inclus dans le prix de vente de 350 livres sterling, ce qui contribua à faire augmenter le chiffre de vente qui atteignit, en 1913, le nombre de 1600 exemplaires. La 12 HP servit de prototype pour la 16 HP avec transmission par couple conique, modèle réalisé par la suite par Clegg pour le compte de la maison Darracq.
En plus de la 12 HP, Rover proposait également une 18 HP avec boîte à quatre rapports et empattement de 3,048 m, qui n'eut pas toutefois un grand succès et disparut en 1914. Les dernières 12 HP d'avant-guerre, livrées en 1916, étaient équipées de phares placés directement sur la grille du radiateur, une caractéristique adoptée également dans les années vingt.
Pendant la guerre la production automobile la firme Rover se limita à une série de torpédos sunbeam 12/16 HP fabriquées pour l'armée sunbeam avait concentré son activité dans la production de moteurs pour avions).
La 12 HP fit à nouveau son apparition en 1919, comme une 14 HP, et sa fabrication se poursuivit jusqu'en 1924. Toutefois la principale nouveauté de cette année-là fut la 8 HP, une voiturette légère et économique conçue par Mark Wild et équipée d'un moteur bicylindre à plat de 980 cm] refroidi par air, avec boîte de vitesse à trois rapports, transmission à vis sans avec différentiel, suspensions à ressorts quart elliptiques sur les quatre roues. Grâce à sa fiabilité, environ 18000 exemplaires en furent vendus jusqu'en 1935 (ce chiffre comprend également la version fourgonnette livrée à l’Administration des postes anglaises).
En 1925 la 8 HP fut remplacée par la 9/20 HP, une 4-cylindres conventionnelle de 1 074 cm3 à soupapes en tête, refroidie par eau, toujours avec transmission à vis sans fin mais avec des suspensions avant à ressorts semi-elliptiques. Les freins sur les quatre roues furent adoptés en 1926, lorsque la gamme de ce modèle comprenait des versions spider et torpédo bicolores, ainsi qu'un roadster avec hardtop.
Les ventes de la 9/20 HP atteignirent un niveau satisfaisant et compensèrent en partie les pertes occasionnées par le modèle 14/15 HP, une voiture très intéressante au point de vue technique mais dont les coûts élevés de fabrication et d'utilisation limitèrent la diffusion. Il s'agissait d'une grosse 4-cylindres d'un empattement de 3,05 m, avec un moteur de 2,1 litres (porté ensuite à 2,4 1) à arbres à cames en tête, chambre de combustion hémisphérique, pont arrière à couple hypoïde, freins sur les quatre roues.
En 1928 la 9/20 HP devint une 10/25 HP d'une cylindrée portée à 1 185 cm. A cette époque la plus grande partie des carrosseries fermées de Rover étaient fabriquées suivant le procédé Weymann et certaines versions étaient munies d'un toit ouvrant.
La 14/45 HP fut dans un premier temps vendue en même temps que la Light Six qui la remplaça par la suite. La Light Six était une deux-litres à soupapes en tête avec allumage par distributeur, boîte à trois vitesses, embrayage à bain d'huile et pont arrière avec ressorts à lames. A partir de 1930 ce modèle fut disponible en diverses Versions, de la limousine à empattement de 3,3 m à la berline deux portes avec garde-boue semblables à ceux des motocyclettes, sans marche pied et avec un pare-brise incliné. Ce dernier modèle, vendu au prix de 325 livres sterling, atteignait une vitesse de 105 à 110 km/h et devint célèbre pour avoir battu le train Bleu sur le parcours Calais-Saint-Raphaël. Toutefois le prestige de la firme Rover commençait à décliner surtout en raison d'une production qui visait l'économie au détriment de la qualité.
Cette politique se poursuivit d'ailleurs au cours des années suivantes avec une série de tentatives malheureuses pour imposer sur le marché des modèles économiques qui ne correspondaient pas aux goûts de la clientèle de Rover.
Le radiateur en V fit son apparition en 1930 sur une grosse 6-cylindres de 2565 cm3, appelée Meteor, avec boîte de vitesses à quatre rapports, amortisseurs hydrauliques et, sur option, servofrein à dépression. De ce dernier modèle dériva en 1931 la Speed 20, avec un empattement plus court (2,69 m), une culasse spéciale et un carburateur inversé. Dans sa dernière version de 1933-1934, à trois carburateurs SU, cette voiture développait une puissance de 72 ch et atteignait une vitesse de 135 à 145 km/ho Des voitures de ce type remportèrent des victoires de catégorie dans le Rallye du Royal Automobile-Club en 1933 et en 1934.
Malheureusement la maison Rover ne sut pas exploiter pleinement les excellentes qualités de la Speed 20. Le modèle de pointe de l'époque était en fait le 10/25 HP, avec vilebrequin à deux paliers, transmission à vis sans fin et suspensions arrière semi-elliptiques; le modèle de base de cette voiture était vendu 189 livres sterling seulement. 8 500 exemplaires en furent commercialisés au cours de l'année 1931. Encore plus décevant fut le modèle Pilot de 1932, une 6-cylindres de 1 410 cm3 d'une puissance de 30 ch. A la même époque, fut expérimentée une voiture superutilitaire, la Scarab, qui fut accueillie avec réticence par les concessionnaires Rover, et qui ne dépassa pas le stade de sa présentation au Salon de Londres de 1931.
La reprise d'une fabrication de qualité plus soignée eut comme conséquence immédiate un assainissement des finances de l'entreprise. En 1933, le vieux modèle Ten, avec transmission à vis sans fin, fut éliminé, tandis que la Pilot recevait un moteur plus puissant de 1,6 litre. Tous les efforts de la firme de Coventry se concentrèrent sur la production de voitures de haute qualité, de dimensions limitées et de coût d'utilisation réduit. Tous ces modèles proposaient des moteurs à quatre et à six cylindres à soupapes en tête, refroidissement par eau à circulation forcée, boîte de vitesses à quatre rapports et freins hydrauliques. Ils possédaient également divers dispositifs originaux tels que le Startix, qui remettait en marche automatiquement le moteur toutes les fois que celui-ci s'arrêtait.
Une Speed Pilot à trois carburateurs et à châssis surbaissé vint s'adjoindre à la Speed 20. Le moteur de la 10 HP avait désormais une cylindrée de 1,4 l, cependant qu'un nouveau 4-cylindres 3 paliers de 1,5 1 était monté sur l'excellent mais lourd modèle 14 HP, qui atteignait 110 km/h; pour les clients qui désiraient réaliser de meilleures performances on proposait le coupé à queue tronquée, à trois carburateurs, avec des roues à rayons du type Rudge-Whitworth de 1934. Ce modèle, après avoir subi un certain nombre de modifications esthétiques (1937) qui le rendirent plus bas et plus effilé, resta en production jusqu'en 1949. Les modèles 10 HP, 12 HP (ancienne appellation adoptée à nouveau à partir de 1934) et 14 HP, qui avaient désormais acquis une réputation bien assise, virent apparaître à leurs côtés la 16 HP de 2 147 cm3 et la 20 HP de 2500 cm3. En 1939, lorsque la cylindrée de la 14 HP fut portée à 1 901 cm3, la gamme des modèles de 1939 fut équipée d'une boîte de vitesses synchronisée et d'amortisseurs Houdaille. Les versions de 1940 furent encore plus soignées : on introduisit le double carburateur inversé, adopté sur les moteurs à six cylindres, les roues à voile plein, remplaçant l'ancien type de roues à rayons, ainsi que la radio proposée sur option.
A la fin des années trente la production Rover atteignait environ 12000 unités annuelles. Après la Seconde Guerre mondiale. les usines furent transférées de Coventry à Solihull, où avait commencé, depuis la fin de 1945, la production d'une série simplifiée de modèles Rover 10, 12, 14 et 16 HP. Les premières nouveautés firent leur apparition en 1948 : il s'agissait des modèles 60 et 75 caractérisés par une lunette arrière de grandes dimensions. Sur le plan technique l'innovation la plus importante était constituée par les moteurs à chambre de combustion, à soupapes superposées (aspiration en tête et échappement latéral), dont la cylindrée était respectivement de 1 595 cm3 pour le modèle 60 à quatre cylindres et de 2 103 cm3 pour le modèle 75 à six cylindres. D'autres améliorations étaient constituées par les freins à double commande, hydraulique et mécanique, et par la suspension avant, indépendante, à ressorts hélicoïdaux.
En 1948 fut également lancée la première Land Rover, le véhicule tout terrain 4 x 4 inspiré de la Willys Jeep et équipé initialement du moteur à quatre cylindres de la 60. Dès le début, ce fut un succès; en 1950 ce modèle représenta les trois quarts des 20000 véhicules commerciaux produits par la firme Rover ; il atteignit globalement 250000 exemplaires en 1959 et un demi-million d'exemplaires en 1966.
A la fin des années soixante, la Land Rover était utilisée par l'armée et la police de plus de 70 pays; on l'assemblait dans plus de 19 pays. Des variantes de ce modèle étaient constituées par des moteurs à essence et Diesel, des versions station-wagon, des autopompes, des camions automobiles à traction avant et même un véhicule expérimental à coussin d'air. En 1974 les moteurs disponibles pour la Land Rover étaient un 4-cylindres à essence à soupapes en tête de 2 286 cm3, un diesel de 62 ch de la même cylindrée et un 6-cylindres à essence de 2,6 1, déjà employé précédemment sur les grosses Rover de tourisme.
La production des voitures automobiles avait également augmenté de façon sensible, en passant des 4000 exemplaires de 1950 aux 13 436 exemplaires de 1955 ; ce résultat avait été obtenu surtout grâce à la politique du modèle unique adopté à partir de cette année-là. Il s'agissait de la berline 75 de la série P 4, avec coffre à bagages incorporé et double carburateur SU. Toutefois le changement de vitesse au volant et la face avant avec un seul phare central provoquèrent l'indignation des fidèles de la marque Rover. La berline 75 resta en production jusqu'en 1964 et subit, évidemment, de nombreuses modifications en 1952, on supprima le phare unique et on adopta les freins hydrauliques; en 1954, le changement au volant fut remplacé par le modèle au plancher. Trois autres moteurs différents étaient également disponibles : le 75 et le 60 de ,2 1 qui étaient les plus économiques, et le 90 de 2,6 1 qui permettait d'atteindre une vitesse de 145 km/ho. Une nouvelle version du moteur 75 à course courte fut proposée en 1956, cependant que l'over-drive était disponible sur le moteur type 90.
En 1957 sortirent deux voitures de 2,6 litres aux prestations exceptionnelles : la 105 S avec over-drive qui atteignait la vitesse de'160 km/h et la 105 R avec boîte automatique à deux rapports, conçue et fabriquée par les usines Rover.
A partir de 1959 toutes les voitures Rover furent dotées de freins avant à disque et en 1960 les modèles 4 cylindres reçurent des moteurs de 2 300 cm3. La série P 4, dont les dernières versions, uniquement à six cylindres, délivraient une puissance de 102 et de 123 ch, cessa d'être fabriquée au cours de 1964 après avoir atteint les 130 000 exemplaires.
Il faut mentionner l'activité particulière que la firme Rover a déployé dans le secteur des véhicules à turbine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les techniciens de la firme anglaise étaient parvenus à mettre au point le moteur pour avions Wittle à turbine à la suite des essais effectues sur ce modèle naquait en 1950 la première voiture automobile à turbine du monde, réalisée d'après un projet du néo-zélandais F.R. Bell. Elle avait l'apparence d'un spider dérivé de la 75, mais son châssis avait des freins à disque et le moteur était constitué par une turbine de 200 ch. En 1952 cette voiture établit le premier record international pour ce type de véhicule à une vitesse de 224,58 km/ho Vinrent ensuite, en 1954, une berline expérimentale à quatre portes et, en 1956, le coupé à deux places T 3. Ce dernier modèle avait des suspensions indépendantes sur les quatre roues, une traction intégrale, des freins à disque intérieurs et une carrosserie en fibre de verre; en 1961 il servit de modèle pour la fabrication de la T 4, équipée d'une turbine de 140 ch actionnant les roues avant. En 1959 Rover avait présenté la trois-litres, une voiture de luxe avec empattement de 2,80 m à coque autoportante, dont la suspension avant était à barres de torsion. Le moteur de 115 ch était à soupapes opposées, système adopté en 1948. La trois litres pouvait être équipée, à la demande, d'un over-drive et d'une boîte automatique Borgward; cependant que la direction assistée, disponible depuis 1960, entrait en série en 1965. La trois-litres sera fabriquée jusqu'en 1967.
Le nouveau modèle de 1963, la P 6, ou 2000, fit sensation; il était fabriqué suivant les conceptions de sécurité les plus modernes: colonne de direction déformable, carrosserie pourvue d'un habitacle à structure rigide sur laquelle étaient boulonnés les panneaux extérieurs et les coffres.
Il possédait un essieu arrière De Dion, une suspension avant d'un type original avec ressort horizontal et des freins à disque assistés sur les quatre roues. Le nouveau moteur à quatre cylindres de 1 978 cm3 développait une puissance de 99 ch, suffisante pour permettre une vitesse de 165 km/ho La transmission automatique et un moteur à double carburateur de 124 ch furent proposés, sur option, en 1967.
Entre-temps (1962) la firme Rover avait constitué une équipe officielle pour la participation aux rallyes. Au début on utilisa les trois-litres et par la suite les 2000, mais les résultats obtenus se limitèrent à quelques classements jusqu'au moment où, en 1966, la maison préféra dissoudre l'équipe. Dans le domaine sportif, on rappellera les participations aux Vingt-Quatre Heures du Mans de 1963 et 1965 de la Rover BRM à turbine, dont la dernière version avait un châssis BRM avec freins à disque et suspensions indépendantes sur les quatre roues. Développant une puissance de 123 ch à 63 500 tr/mn, cette voiture pouvait atteindre une vitesse d'environ 230 km/h.
La série de concentrations survenues au sein des industries britanniques au cours des années soixante avait inévitablement touché la majorité des grandes firmes, jusqu'alors encore indépendantes:
Rover absorba en 1965 la firme Alvis avant d'être absorbée à son tour par le groupe British Leyland, en 1966. La production de Rover se poursuivit toutefois régulièrement et, en 1967, sortit le nouveau modèle P 5 B qui avait repris la coque portante de l'ancienne trois-litres et le moteur V 8, 3 528 cm3, à soupapes en tête de 184 ch, dont Rover avait racheté la licence à la maison Buick depuis 1961. Proposée uniquement avec la transmission automatique et la direction assistée, la P 5 B fut fabriquée jusqu'en 1973. Mais son moteur fut également utilisé sur d'autres voitures. Il fut, en effet, monté par Morgan sur les Plus 8 et, en 1968, sur les Rover 3500 8 V. Enfin, en 1970, une version moins puissante de ce moteur (135 ch) fut installée sur la Ranger Rover, le modèle tout terrain sophistiqué qui était proposé en même temps que la Land Rover.
En 1972 fut présentée une version de la 3500 avec changement de vitesse manuel et, au cours de la même année, Rover accusa une production de 94 432 véhicules. L'année suivante British Leyland annonça que la Rover remplaçait la Triumph dans la catégorie des voitures de tourisme rapides. C'est pourquoi la gamme 1974 fut axée sur la série P 6 équipée soit d'un moteur à quatre cylindres de 2 204 cm3 (98 ch avec un seul carburateur et 115 ch avec carburateur double corps), soit du V 8 de 3,5 litres.
Au Salon de Londres 1976, Rover a présenté un nouveau modèle destiné à remplacer l'ancienne 3500 dont la carrosserie de base accusait plus de dix années. Cette berline à quatre portes, dans la tradition de la firme, est équipée du moteur de la 3500 plus puissant (155 ch à 5 250 tr/mn). Elle peut recevoir, en option, une boîte de vitesses à commande mécanique.
La carrosserie autoporteuse, qui rappelle le prototype Pininfarina réalisé pour le compte de BMC, offre une cinquième porte. La suspension avant est du type McPherson. Un essieu rigide à l'arrière remplace le pont De Dion.
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