DB

DB
Année de création
1937
Crée par
Charles Deutsch et René Bonnet
Pays d'origine
France

Initiales de Charles Deutsch* et de René Bonnet*, créateurs de voitures de sport issues, au début, de la 11 CV Citroën puis, à partir de 1950, de la mécanique des Dyna Panhard.

L'association Bonnet-Deutsch remonte aux années 1936-1937. René Bonnet, alors agent Citroën a Champigny, était en relations personnelles avec Charles Deutsch. Ils décidèrent de créer une voiture de sport en utilisant les é éléments mécaniques de la « Traction », en particulier l’excellent moteur de 2  1 et de 78 x 100 cm, qui était loin de donner, dans sa version de série, toute la puissance dont il était capable.



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Travaillant dans le même esprit que le fit Darl'mat vis-à-vis des Peugeot, Deutsch et Bonnet conçurent et construisirent une voiture de sport, catégorie deux-litres, qui, très bien carénée, dépassa 160 km/h et qui accomplit Montlhéry 157 km de moyenne sur une heure.

 

Cette voiture, pilotée par Bonnet, remporta la catégorie Sport de la Coupe d'argent en 1948 à 127 km/h de moyenne, puis, à la fin de la saison 1949, réapparut en monoplace avec une boite à quatre rapports et une vitesse de pointe de plus de 190 km/h. Ce modèle avait été étudié pour la formule 2, alors en vigueur. Deutsch et Bonnet construisirent ensuite une barquette sport qui pouvait être équipée d'un moteur 2 litres ou 1 500 cm3 Citroën, qui pouvait, modifié, donner jusqu'à 80 chevaux.

 

Le projet d'une berline aérodynamique, qui devait être construite en petite série, fut abandonne en raison du refus de la firme de Javel de fournir les groupes motopropulseurs.

 

Deutsch et Bonnet choisirent alors les moteurs Panhard et matérialisèrent leur projet d'une voiture sport de petite cylindrée dont la construction légère, I ‘étude aérodynamique poussée des caisses et la parfaite mise au point des moteurs devaient garantir un haut niveau de performances. Les essais du moteur Panhard en formule 500 avaient montre à la fois ses limites et ses possibilités face aux Norton ou JAP des Cooper. En sport, les moteurs Panhard flat twin refroidis par air, revus par D.B., allaient, pendant dix ans, sous différentes versions et différentes cylindrées (6 IO cm3, 750 cm3, 850 cm3), rapporter aux deux constructeurs et au sport automobile français en général une longue série de succès.

 

 Outre le sport et l’endurance, les voitures D.B., en 500 cm3 et en 750 cm3, établirent, des octobre 1950, quatorze records du monde à Montlhéry, records qui, en 750, étaient depuis 1932 la propriété de M.G.

 

Dans cette classe, les performances de la DB Sport, carrossée en barquette biplace, ramenèrent en France les records suivants :

 

3 heures (157,270 km/h), 500 km, 500 miles, 6 heures, 1000 km, 1 000 miles, 12 heures (154,740 km/h) et 2000 km. En 500 cm3, la monoplace de formule 3, sans préparation spéciale, établit les records de l’heure et des 50 km, des 50 miles, des 100 km, des 100 miles et des 200 km (à 141,180 km/h de moyenne).

 

Dans les epreuves d'endurance, la DB fit la preuve de ses qualités en remportant le Bol d'Or 1950, pilotée par Aunaud. Puis, en vue des épreuves type Le Mans, DB choisit de developper les biplaces sport. Lors de leur première participation, en 1950, les DB faillirent remporter l'indice : la voiture de Bonnet-Bayol, en tête de ce c1assement des la huitième heure, perdit sa place a cause d'un changement de piston qui, par chance, était à bord ! Malgré l’abandon des voitures de Guyot Aunaud et Chaussat-Simone, les performances étaient encourageantes.

 

En 1951, un moteur de 850 cm3, également fiable, améliora les performances de la DB pilotée par Bonnet et Bayol, qui finirent Ii la vingt-et-unième place du classement général à115, 830 km/h de moyenne, mais l'indice revint encore Ii une monoplace de 610 cm3.

 

La voiture commercialisée par D.B. allait fixer les traits de la petite voiture sport à haut rendement qui devait se révéler pendant dix ans si efficace. Le moteur était un Panhard super-carré de 79,5 d'alésage pour 75 mm de course, donnant, dans sa version client, 40 ch. à 5500 tr/mn avec deux Solex et un rapport volumétrique de 8,3. Au Salon de Paris 1952, un coupé DB fut présenté sur un châssis à poutre centrale. D'une ligne très profilée, il offrait deux places et un emplacement de bagages apprécie par une c1ientèle sportive qui ne pouvait pas se contenter d'une voiture de compétition pure. Construisant initialement ses caisses en acier, D .B en coopération avec Chausson, intéressé par une expérimentation de procédés nouveaux, mit 'au point des caisses coach en plastique sur structure tubulaire.

 

Sur le plan purement sportif, en 1952, D.B.participa aux Douze Heures de Floride à Sebring et y remporta la victoire à l’indice, ce qui fut un résultat très important pour la réputation de l'ensemble des constructeurs français dans le monde, à une époque où, précisément, disparaissaient les grandes marques telles que Talbot, Delahaye, etc. L’initiative de Bonnet et de Deutsch fut d'autant plus méritoire qu'elle comportait un gros risque financier. René Bonnet et son copilote, l'Américain Cook, accomplirent 1 129 km en douze heures malgré un grave incident qui les immobilisa pendant un grand laps de temps. Autre grande victoire en 1952 : la DB de Gignoux et Touzot gagna l'indice de performance et sa catégorie dans les Mille Miglia.

 

En 1953, René Bonnet renouvela sa performance à Sebring en enlevant l'indice puis faillit récidiver au Mans où, bien que deuxième derrière la Panhard de Chancel, il enleva sa catégorie. C'est en 1954 que les DB commencèrent leur série de victoires a l'indice par le succès de Bonnet et Bayol qui, en 750 cm3, accomplirent 3 232 km, soit une moyenne de134 km/h. lis se classaient d'ailleurs dixièmes au classement général devant des voitures d'une cylindrée beaucoup plus importante.

 

En 1955, D.B. s'illustra aux Mille Miglia, Claude Storez remportant sa classe. Aux Vingt-Quatre Heures du Mans, Cornet-Mongin  prirent la première place des voitures françaises et de leur catégorie, mais l'indice revint a Porsche. L'une des DB, pilotée par Storez, avait été légèrement accidentée aux essais. Au Tourist Trophy, les trois DB engagées terminèrent, celle de Laureau-Armagnac enlevant l'indice de performance comme l’année précédente; les DB devaient aussi leur victoire à un nouveau profilage qui améliorait leur rendement.

 

Ces succès répétés firent des DB les voitures vedettes du classement a l'indice, remporté en 1956, 1959, 1960, 1961 malgré l’opposition de Lotus et d'Osca. Les coupés de série accomplirent également de bonnes performances en rallyes (Monte-Carlo, Coupe des Alpes) aux Mille Kilomètres de Nürburgring et au Tour de France automobile.

 

En 1955, D.B., qui avait mis au point les Monomills, équipées de moteurs 850 cm3 donnant 55 ch, voitures dérivées de la formule des Racers 500 des années 1950-1952, voulut profiter de la variante de la formule 1 qui permettait un moteur de 750 cm3 à compresseur.

 

Cette expérience suivit la performance de Chancel, qui, en 1954, avait battu le record des 50 miles en classe H a 201 km/h avec un moteur de 610 cm3 suralimenté, lequel donnait 85 ch. Les deux voitures engagées au Grand Prix de Pau se révélèrent insuffisamment pesantes et cette formule fut abandonnée.

 

Tous les efforts des constructeurs furent reportés les modèles sport avec le succès que l’on sait, les Monomills commençant une seconde carrière en formule Junior.

 

En 1961, dernière année ou la marque D.B.apparut au Mans, six voiture prirent le départ : quatre en 850 cm3 et deux en 700 cm3.L'une d’entre elles annonçait l’évolution technique qui gagnait peu à peu tous les constructeurs. La voiture n°45, pilotée par Moynet et Vidilles, avait un châssis tubulaire et un moteur arrière.
Cinq DB terminèrent ; celle de Laureaut-Bouharde enleva l’indice de performance à 144km /h de moyenne, ce qui montra les progrès accomplis et l’opiniâtreté des constructeurs toujours fidèles au moteurs Panhard de 702cm3 seulement.

 

Mais l’association Deutsch-Bonnet devait s’interrompre en 1962, chacun poursuivant de son côté une activité sportive, Charles Deutsch continuant d’utiliser les moteurs Panhard et René Bonnet se tournant vers les Renault.
 

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