Fiat 500 : place aux dérivés !


Posté le
15 January 2008

À l’occasion de Rétromobile 2007, Fiat annonçait le retour de la Fiat 500. Un an plus tard, l’annonce de versions dérivées permet de retrouver celles qui les ont inspirées, à commencer par les fameuses Abarth...

En lançant le projet d’une « Nuova » 500 en 1955, Fiat a pour ambition d’occuper un créneau manquant à sa gamme et, au-delà, au marché automobile italien. Fiat dispose déjà à cette époque de deux petits véhicules destinés à un large public. Il y a tout d’abord la Topolino (la « vieille » Fiat 500) produite depuis 1936 qui, avec ses deux places et son usage économique, a conquis de nombreux foyers italiens. Il y a également la Fiat 600, la nouveauté de 1955, qui permet de transporter quatre personnes et quelques bagages dans de bonnes conditions de confort. Pourtant, avec la croissance économique, les automobilistes attendent un nouveau type de véhicule plus urbain et compact pouvant rivaliser avec la maniabilité des fameux scooters Vespa et Lambretta, ou des microcars Isetta.

Fiat commercialise finalement la « Nuova » en juillet 1957. La petite Fiat bénéficie d’innovations techniques (moteur bicylindre refroidi par air, boîte de vitesse inspirée des motos…) et adopte des solutions testées sur la 600. Pourtant, le modèle ne connaît pas un succès immédiat. Son bicylindre de 13 chevaux est considéré comme poussif. De plus, à 490 000 lires, son prix est trop élevé si l’on considère ses équipements simplifiés et son habitabilité nettement inférieure à la Fiat 600 qui s’affiche à « seulement » 150 000 lires de plus. Apportant successivement des solutions aux problèmes de motorisation et d’agrément, Fiat finira par renverser la tendance et imposer la 500 comme voiture-culte des années 60, en particulier grâce à des versions sportives qui vont lui apporter un nouveau bénéfice d’image.

Le sport en 500
À grand renfort de publicité, Fiat tente d’imposer son nouveau véhicule. Devant la « mollesse » du public, la marque lance en 1958 une version Sport dont la cylindrée est augmentée, pour une puissance passant à 21 ch. La 500 Sport est reconnaissable à sa carrosserie bicolore blanche à bandes rouges, tantôt découvrable ou plus rarement avec un toit métallique. Elle est engagée en compétition où elle obtient des résultats honorables. Fiat profite de ce succès pour proposer dans la foulée, en 1960, une nouvelle version appelé 500 D, pourvue du moteur assagi (17,5 ch) de la Sport et d’équipements mis à niveau. La D va lancer définitivement la carrière du modèle qui devient la voiture la plus vendue en Italie. Du côté sportif, la 500 passe ensuite entre les mains du « sorcier » Carlo Abarth. Avec en guise de logo son signe astrologique du Scorpion, Abarth pousse beaucoup plus loin le travail réalisé sur la 500 Sport. C’est ainsi que naissent les désormais mythiques 595 (en référence à la cylindrée de 594 cm3), 595 SS ou 695 SS dont les 38 chevaux permettent d’atteindre la vitesse de 140 km/h.
A Rétromobile, ce sont ces versions dérivées que Fiat va mettre en avant, façon d’annoncer les versions Sport et Abarth de l’actuelle 500, lancée l’année dernière. Comme pour le modèle historique, on peut s’attendre à ce que ces déclinaisons installent définitivement la nouvelle 500 !

Billetterie

Achetez vos billets à l'avance

Visiter

Informations pratiques

Vente aux enchères

Auto - Moto - Automobilia

Exposer

Vous souhaitez exposer ?