En septembre 2007, Fiat va lancer sa nouvelle Fiat 500. Bonne occasion de célébrer « l’ancienne », qui l’air de rien souffle ses 50 bougies !
Certaines autos, allez savoir pourquoi, attirent d’emblée la sympathie du public. La Fiat 500 en fait partie : la taille, sans doute, alliée à une forme tout en rondeur qui donne envie de la prendre au creux de la main ou de s’y blottir comme dans un cocon...
Lorsqu’elle est présentée en 1957, la « Nuova 500 Trasformable » peut pourtant paraître un pari osé : Fiat a déjà sa « petite » voiture, la 600, sorte d’équivalent de la Renault 4CV. Et les clients désireux d’une voiture de gabarit encore plus réduit peuvent se tourner vers les microcars, assez en vogue après-guerre et dont l’Isetta s’est fait le fer de lance. Entre les deux pourtant, l’ancienne 500 Topolino, cette stricte deux places économique très appréciée des Italiens, n’est pas vraiment remplacée. Fiat va donc glisser sa nouvelle 500 dans l’espace qu’elle a laissé… Avec moins de 3 mètres de long, elle s’annonce comme la première mini-voiture de grande diffusion. Pour parvenir à tout caser dans une si faible longueur, l’équipe réunie autour de l’ingénieur en chef Dante Giacosa a choisi de placer à l’arrière un moteur de gabarit réduit, à deux cylindres verticaux refroidis par air. Tant pis pour les bagages, la puce sera principalement citadine !
Née complètement découvrable avec une mécanique un rien poussive de 13 ch, la Fiat 500 va évoluer tout au long d’une carrière d’une quinzaine d’années. Son moteur gagne un peu de puissance, jusqu’à 18 ch (et même 21 pour l’éphémère version Sport), et les aménagements se modernisent. Les changements les plus visibles ont lieu en 1965 avec la version F, qui perd les portes « suicide » au profit d’ouvrants dans le « bon » sens. Lorsqu’elle disparaît du catalogue, selon la formule consacrée, 3 600 000 exemplaires de la Fiat 500 auront vu le jour…
Des Eden Roc aux 695 SS…
Si on aime la Fiat 500, c’est aussi pour ses dérivés, multiples et variés. A commencer par la variante « maison », née dès le Salon de Turin 1957 : l’Autobianchi Bianchina. Sa diffusion en France devra beaucoup à André Chardonnet, qui baptisera les différentes carrosseries de ses propres appellations : cabriolet Eden Roc, break Texane, coach Lutèce. En 1960, Fiat répondra aussi à sa clientèle souhaitant une plus grande surface de chargement, avec le break Giardiniera, dont le moteur a été incliné pour trouver place sous le plancher.
Carrossiers et petits constructeurs italiens jetteront évidemment leur dévolu sur le « pot de yaourt » : Ghia avec la Jolly de plage sans portes et à sièges en osier, Vignale avec la Gamine façon rétro, Ferves avec ses 4x4… A l’étranger, Steyr-Puch produit une version « musclée », la 650 TR à moteur flat-twin. Mais le nec plus ultra, c’est évidemment chez Abarth qu’il faut le chercher : les 595 et 695 SS ont fait rêver toute une génération. Pensez : 140 km/h dans cette petite bombe, voilà de quoi faire tourner les têtes !
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